Deux personnes sur trois parmi la population étudiée ne bénéficient pas pleinement des droits et services auxquels elles ont droit. Ce non-recours, souvent partiel, est lié à la complexité de l’organisation des services, au manque de ressources locales, à la dématérialisation des démarches et à la fermeture de structures de proximité.
L’enquête, menée auprès de plus de 60 personnes de plus de 60 ans vivant en zones rurales ou urbaines, montre que le non-recours est accentué chez les plus âgés, en raison du vieillissement, de la fatigue ou d’un certain découragement. Des facteurs familiaux, comme la peur de perturber l’équilibre quotidien ou les relations, jouent aussi un rôle.
Par ailleurs, les personnes ayant connu des situations de précarité ont davantage tendance à renoncer à demander de l’aide, notamment en matière de santé ou d’autonomie. L’étude insiste sur l’importance d’une approche sur le long terme pour comprendre ce phénomène.
Enfin, même quand les personnes font des démarches, elles ne sont pas toujours orientées vers les bons interlocuteurs, ce qui limite l’accès effectif aux services.
Source : École nationale supérieure de Sécurité sociale (EN3S), Observatoire des non-recours aux droits et services (Odenore), Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), avril 2025

