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Handicap

La santé mentale à l’entrée en maison d’arrêt

Image de wirestock sur Freepik

Ce rapport, qui restitue les résultats du volet qualitatif de l’enquête EPSYLON (épidémiologie psychiatrique longitudinale en prison), propose une analyse sociologique des effets de l’entrée en prison sur la santé mentale des personnes détenues.

Financée par la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) et portée par la F2RSM Psy, cette enquête, réalisée par Clément Beunas, a été pilotée par Thomas Fovet et a bénéficié de l’appui des membres de l’équipe EYPSYLON Kevin d’Ovidio et Marion Eck, ainsi que de la supervision scientifique de Gilles Chantraine et de Camille Lancelevée.

Reposant sur une démarche longitudinale, elle s’appuie pour l’essentiel sur des observations et des entretiens répétés conduits auprès de 26 personnes incarcérées dans trois maisons d’arrêt sélectionnées pour leurs disparités. L’enquête a été conduite dès leur entrée en prison et jusqu’au terme des trois premiers mois passés en détention, afin d’analyser ce qui se jouait durant ce laps de temps. 

Cette recherche adopte une perspective inductive et compréhensive : elle appréhende la santé mentale à travers le regard que portent sur elle les personnes détenues. Elle s’attache à restituer les critères du mal-être et du mieux-être qui sont établis à partir de leurs parcours biographiques, de leurs cadres de compréhension du monde et de leurs usages des catégories médicales en circulation. Elle éclaire également le quotidien carcéral et les différents leviers dont disposent les individus pour s’aménager des marges de liberté qui s’avèrent indispensables à leur équilibre psychique. 

À l’issue de cette enquête, cinq principaux résultats émergent. 

  • Le premier tient à l’expérience éprouvante que constitue l’entrée en prison et le séjour au quartier arrivant. 
  • Le deuxième souligne le poids des inégalités sociales dans la capacité à obtenir des formes de soutien psychique et de réconfort. 
  • Le troisième relève la manière dont la durée de l’incarcération génère des souffrances variables. 
  • Le quatrième s’intéresse à la façon dont les différentes architectures carcérales produisent le mal-être des personnes détenues. 
  • Le dernier éclaire les freins et les leviers qui favorisent ou entravent l’accès aux soins en prison. 

 

Source : F2RSM Psy, 18 septembre 2024

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